Auteur/autrice : Olivier Hottois

Ce dimanche 19 septembre à 14h, le Musée Juif de Belgique vous invite à une rencontre exceptionnelle avec Mathieu Pernot, lauréat du Prix Cartier-Bresson 2019. 

A l’occasion du finissage de l’exposition « Mathieu Pernot. Something is Happening », l’artiste sera présent à Bruxelles pour vous proposer une déambulation inédite dans l’exposition. Dans cette discussion qui sera animée par Bruno Benvindo (commissaire de l’exposition), il sera question de la manière dont ce photographe se confronte depuis plus de dix ans à la migration et à la présence des demandeurs d’asile sur le continent européen. On y verra aussi la façon dont Mathieu Pernot  travaille avec les sujets qu’il photographie, afin de tenter de répondre à la question qui traverse son œuvre : comment raconter la vie de celles et ceux qui ne la racontent pas ?

Cette exposition a donné lieu à une publication : Ce qu’il se passe. Lesbos 2020.
À l’occasion de cette rencontre, des exemplaires seront signés par l’auteur et disponibles à la vente au musée.

Le samedi 18 et le dimanche 19 septembre 2021 en Région bruxelloise et sur le territoire de la Ville de Bruxelles.

33e édition en 2021 des « Heritage Days ». Un incontournable pour découvrir la richesse des édifices, des institutions et de l’immobilier à Bruxelles. Chaque année une thématique permet de découvrir Bruxelles sous un certain regard. Les 18 et 19 septembre 2021 sur le thème des ‘meeting points’ (points de rencontre).

Le Musée Juif de Belgique participe à cet évenement en ouvrant ses portes gratuitement au public et en proposant une brochure relatant l’histoire du bâtiment abritant ses expositions.

Une conférence en présentiel au Musée Juif de Belgique le 20.09.21 à 18h30
Inscription obligatoire : conferences@mjb-jmb.org 

Les trois grandes religions monothéistes sont souvent considérées comme intrinsèquement hostiles à l’homosexualité. Les Textes saints regorgent de condamnations parfois violentes de comportements jugés contre-nature, les institutions religieuses promeuvent une vision de la sexualité fondée sur l’hétérosexualité  reproductive et leurs autorités ne cessent de combattre les avancées juridiques et sociales en faveur des minorités sexuelles.

Pourtant, dans ces trois religions, des croyant·es s’affirment comme homosexuel·les et revendiquent cet ancrage spirituel et culturel sans pour autant refuser de vivre leur sexualité. Patiemment, des fidèles et des religieux·ses tentent de créer des ponts entre des mondes et des comportements que tout semble a priori opposer. De nombreuses analyses ont de plus montré combien les questions sexuelles travaillent profondément les religions du Livre, au point de que celles-ci ne peuvent être comprises sans penser leur dimension érotique. En bref, il semble à la fois simpliste et illusoire d’opposer vie spirituelle et vie homosexuelle ou de prôner la sortie du religieux pour goûter au bonheur sexuel. 

Ce débat, qui réunit expert·es et croyant·es, interrogera la complexité des rapports entre questions religieuses et homosexuelles. Ilexplorera en quoi les identités et les comportements non hétérosexuels peuvent déstabiliser et subvertir les assignations et pratiques normatives du christianisme, du judaïsme et de l’islam. Il discutera enfin de pourquoi la complexité religieuse ne se laisse pas facilement saisir par l’opposition simpliste entre homophilie et homophobie.

Cet événement, organisé par le Musée Juif de Belgique et STRIGES (Université libre de Bruxelles), est soutenu par Equal Brussels. 

Intervenant·es
Fourat Ben Chikha (rapporteur général sur les droits des personnes LGBTI de l’Assemblée du Conseil de l’Europe)
Anthony Favier (David & Jonathan)
Hassan Jarfi (Fondation Ihsane Jarfi)
Françoise Nimal (pasteure, Église protestante unie de Belgique)
Elisa Schanzer (Collectif Shabbes 24/7)

Modération 
David Paternotte (STRIGES/ULB)

Le/La stagiaire, Assistant.e au département expositions du Musée Juif de Belgique, travaillera avec l’ensemble de l’équipe pour participer pleinement à toutes les tâches quotidiennes dans le suivi des expositions :

  • Participer à la réflexion autour des projets d’exposition
  • Assister au suivi de production
  • Assister aux montages, démontages et vernissages
  • Aider aux tâches administratives quotidiennes du département muséal

Qualifications requises :

Tu cherches un stage d’au moins 3 mois (horaires flexibles)
Tu es sensible au monde des expositions et des musées
Tu es intéressé.e par le secteur culturel et plus spécifiquement l’art contemporain
Tu es flexible et motivé.e
Tu est curieux.euse, proactif.ve, rigoureux.euse
Tu parles anglais, français (néerlandais un atout)

Diplômes : Tu es étudiant en histoire de l’art / gestion culturelle / histoire / muséologie
Expériences : /
Conditions:
Régime :
Autre: Horaire à convenir avec le.a stagiaire

Début de stage : 16-08-2021
Fin de stage : 03-12-2021
Stage rémunéré: Non

Modalités de recrutement
Envoyez votre CV et lettre de motivation à laia.lozano@mjb-jmb.org
Date limite de rentrée des candidatures : 22-08-2021

Plus d’infos :
Contactez Laia Lozano – Chargée de projets
Courriel : laia.lozano@mjb-jmb.org

Vous avez entre 12 et 15 ans ? Vous souhaitez découvrir différentes cultures et croyances à Bruxelles ? Alors cette visite est faite pour vous. Le Musée Juif de Belgique se trouve sur ce parcours le jeudi 12 août. Au programme : découverte de soi, initiation au judaïsme, discussion sur les stéréotypes et visite d’une synagogue. Inscrivez-vous sur le site de Axcent.

L’exposition

Mêlant photographies, vidéos et supports manuscrits, l’exposition place en son coeur un espace-temps aussi précis qu’emblématique : l’île de Lesbos au cours de l’année 2020. Située en mer Egée, à quelques kilomètres des côtes turques, cette île a connu en 2020 une succession de crises qui en font un point nodal de notre histoire et de notre conscience. C’est à ce titre que le Musée Juif de Belgique a imaginé cette exposition, création originale qui interroge des thématiques qui font écho à l’histoire longue des collectivités juives : l’exil, la violence, la solidarité.

Montré pour la première fois, le travail que Mathieu Pernot a mené à Lesbos en 2020 est ici ancré dans une œuvre au long cours. Depuis plus de dix ans, le photographe se confronte à la question migratoire et à la présence des demandeurs d’asile sur le continent européen. Si les premières images rendaient compte d’une forme d’invisibilité de ces individus cachés sous des draps dans les rues de Paris ou chassés de la forêt de Calais, les séries réalisées par la suite explorent de nouvelles formes de récits partagés. En recueillant des textes écrits sur des cahiers d’écoliers ou en réceptionnant des images enregistrées sur leur téléphone portable, l’auteur se fait aussi le passeur de « la vie des autres », indiquant combien celle-ci, avant même d’être celle des autres, est une Histoire commune qu’il faut raconter ensemble.

Lauréat du Prix Cartier-Bresson 2019, Pernot  s’inscrit dans la démarche de la photographie documentaire pour finalement en détourner les protocoles. Interrogeant sa propre pratique, explorant les formules alternatives, son travail construit ce qui manque si souvent, des récits à plusieurs voix.

Publication

Publié aux éditions GwinZegal et réalisé dans le cadre de l’exposition « Something is Happening » organisée par le Musée Juif de Belgique, « Ce qu’il se passe. Lesbos 2020 » est en vente à l’accueil de notre musée.

Sorti de presse en mai 2021, cet ouvrage nous immerge dans le travail photographique que Mathieu Pernot a mené auprès des migrants du camp de Moria. Dans ce récit en images, le lauréat du prix Cartier-Bresson 2019 nous emmène, au fil des chapitres, « Sur le chemin », « Traverser la passerelle », « Construire un abri », « Faire un feu », « Attendre ». L’ouvrage bascule en nous montrant « Ce qu’il se passe » quand tout est soudain détruit par un geste de désespoir qui rappelle la tragédie classique, et qu’il n’y a plus qu’à « Sauver ce qui peut l’être » et à « Tout recommencer ».

En prélude à la rétrospective du photographe français Mathieu Pernot, le Musée Juif de Belgique présente à partir du 30 avril une exposition de groupe avec des œuvres d’Armando Andrade Tudela, Marianne Berenhaut, Heidi Bucher, Miriam Cahn, Latifa Echakhch, Sigalit Landau, Alina Szapocznikow, Naama Tsabar et Lawrence Weiner.

Une proposition d’Eloi Boucher en collaboration avec le Musée Juif de Belgique

Ellis Island est « cet étroit banc de sable à l’embouchure de l’Hudson », un îlot face à Manhattan. Il a été l’entrée principale de nombre de communautés arrivant sur le sol américain entre 1892 et 1924. Près de seize millions d’émigrants – majoritairement d’Europe mais aussi de pays arabes – y sont passés en transit et ont été amené à subir toute une série d’examens médicaux et psychologiques, mais aussi à changer d’identité. Georges Perec, écrivain d’origine juive polonaise, nous offre une description minutieuse de ce « non-lieu » dans un texte écrit en 1979. Un lieu utopique où on s’oublie, où le corps et l’identité se transforment, un lieu où on laisse aussi place aux rêves et à l’espoir d’un monde meilleur.

Dans la suite du récit de Perec, l’exposition au Musée Juif de Belgique nous concentre sur la manière dont les artistes contemporains traitent le thème de l’exil et comment ils confrontent le monde en tant que lieu de dispersion, d’enfermement et d’errance. Ellis Island explore le déracinement et l’émigration comme un état mental ou physique, mais aussi comme un « catalyseur » de création où sont mis en œuvre des processus artistiques d’assemblage et de fragmentation.

Naama Tsabar, Melody of Certain Damage #6, 2018 © Dvir Gallery

”Une collection est un état d’esprit.” Galila Barzilai Hollander

« Works on Paper » propose une incursion dans l’univers foisonnant de Galila Barzilai Hollander, collectionneuse belge née à Tel Aviv. Depuis quinze ans, cette personnalité hors du commun assemble les œuvres d’art contemporain dans une collection qui fait le récit de sa propre histoire : en filigrane des œuvres réunies, se manifeste un désir impérieux de réinvention de soi. 

L’exposition propose une coupe claire dans cet univers pléthorique, en présentant une sélection choisie d’œuvres sur papier. Les visiteurs y découvrent comment des artistes internationaux (Jonathan Callan, Jae Ko, Anish Kapoor, William Klein, Angela Glajcar, Andrea Wolfensberger,  Brian Dettmer, Haegue Yang e.a) réinventent ce matériau quotidien, usuel, pour en faire des objets d’art d’une puissance inattendue. Collages, sculptures, inscriptions, installations ou bijoux se côtoient, rappelant la personnalité ex-centrique de la collectionneuse, mais proposant aussi une réflexion sur l’art de la diversion. Le travail sur papier s’assimile ici  à un royaume du détournement, où chaque œuvre se joue de notre perception autant que de nos jugements. 

Entrée gratuite les 17, 18 et 19 septembre dans le cadre de la Brussels Drawing Week et Art on Paper.

© Jonathan Callan, Art around Mythology around Global Strategy, 2014

Being Home is… que le Musée Juif de Belgique a mis sur pieds en 2020-2021 à l’occasion de l’exposition photo et vidéo Assaf Shoshan – Home, à l’attention de dix jeunes francophones et néerlandophones. Fidèle à sa philosophie d’ouverture, le Musée Juif leur a demandé de repérer divers stéréotypes inscrits dans la société contemporaine en partant des expériences et du vécu de la minorité juive face à l’antisémitisme. Ces stéréotypes furent ensuite représentés en images.

À partir d’une exploration d’eux-mêmes et du travail d’Assaf Shoshan, les jeunes ont interrogé ce à quoi peuvent mener les stéréotypes et les préjugés, comment une image peut remettre en question l’évidence et nous faire prendre conscience que nos idées sur l’autre sont souvent infondées.

Durant le confinement, ce projet a pris une tournure particulière. Ce qui était initialement prévu comme un questionnement sur la notion de Home, de frontières et de rapport à l’Autre s’est transformé et rapetissé. Les mesures sanitaires drastiques en restreignant la vie sociale aboutirent inévitablement à un éloignement physique de l’Autre et à un repli sur soi. Being Home is … prenait vie. Cependant, de la dynamique des ateliers est née la force de dépasser ce tête à tête, d’abandonner ce moi familier et de montrer le monde du point de vue de l’Autre. Ce magazine reflète non seulement l’atmosphère oppressive de la pandémie, mais il est également devenu la promesse d’un renoncement possible aux stéréotypes et aux préjugés.

Sérieusement retardé par la pandémie de Covid-19, ce projet a été mené par des guides expérimentés, Delphine d’Elia et Amir Haberkorn, et la jeune photographe Hanne Grobet. Leur engagement fut inconditionnel et sans leur force motrice, en ces temps difficiles, le projet n’aurait pas été possible. Nous remercions également l’Ambassade d’Allemagne à Bruxelles pour son engagement constant dans la lutte contre l’antisémitisme et pour son soutien financier lors de la présidence de l’Allemagne de l’International Holocaust Remembrance Alliance. Enfin, nous remercions chaleureusement Mme Florence Lamand, attachée culturelle de l’Ambassade, pour sa participation active au projet.

Sous l’autorité de la direction du Musée Juif de Belgique (MJB) et en lien étroit avec les équipes du Musée, le.la chargé.e de communication a pour mission de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan de communication du MJB pour promouvoir et mettre en avant auprès du public et des médias ses expositions et activités.

Ses principales missions sont les suivantes :

Relations presse:

  • Valoriser, organiser et suivre les relations avec le bureau de presse et les organes de presse.
  • Mettre en œuvre et proposer le cas échéant des actions de communication en fonction de l’actualité : communiqué de presse, dossier de presse, alerte presse, conférence de presse, coordination éditoriale.
  • Assurer le suivi des relations presse pour les expositions et la programmation culturelle du Musée (revue de presse, relances, mise à jour de la base de données, envoi de CP, organisation des visites de presse, gestion des interviews, etc.) en collaboration avec les prestataires extérieurs.

Community management:

  • Animer et gérer les communautés.
  • Mettre en place la stratégie digitale pour les expositions et les évènements.
  • Rédiger et diffuser des contenus numériques.
  • Suivre et analyser les indicateurs de satisfaction et d’insatisfaction des communautés.
  • Analyser, suivre et rendre compte de chacune des opérations (presse et social media).
  • Développer la visibilité de l’institution sur les réseaux, la notoriété du musée sur le web et les réseaux sociaux et le référencement.
  • Proposer des améliorations à apporter aux supports de communication numérique.

Communication numérique:

  • Site internet : mise à jour du site internet en français et néerlandais, gérer et mettre en ligne les contenus rédactionnels, photos et vidéos, participation à l’élaboration et au suivi du planning.
  • Newsletter : participer à la rédaction des newsletters.
  • Mettre en page les supports numériques : les newsletters, cartons, communiqués de presse.
  • Suivre la logistique de diffusion des supports numériques.

Profil:

Qualifications requises:

  • Sens de l’organisation ; grande rigueur.
  • Capacité à travailler en équipe, à coordonner les interlocuteurs et prestataires.
  • Très bonnes capacités de rédaction ; excellente orthographe.
  • Capacité organisationnelle et de planification.
  • Bonne connaissance des techniques de communication.
  • Bon relationnel, rigueur, écoute, sens de l’initiative, connaissance des publics.
  • Communiquer dans les trois langues FR, NL et EN.
  • Utilisation de la suite Office, Mailchimp, WordPress, InDesign.
  • Connaissances en graphisme, production vidéo/radio/photo est un plus.

Expérience:

Une expérience similaire de trois ans minimum dans une institution culturelle est un atout.

CV et lettre de motivation à envoyer à l’attention de Madame Barbara Cuglietta, Directrice, et de Monsieur Philippe Blondin, Président, jusqu’au 23 juin 2021 à jobs@mjb-jmb.org