Les minorités, la guerre, la révolution, les discriminations raciales, le travail, le plaisir, le maintien de l’ordre, la pauvreté, l’art ou encore la vie quotidienne sont au cœur du travail de ce « photographe documentaire ». Leonard Freed cherche à comprendre les raisons qui poussent les individus à faire ce qu’ils font, en s’intéressant à des moments-clés de l’histoire politique mondiale qu’il accompagne en tant que témoin engagé. Le conflit israélo-palestinien (depuis 1948), le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis (1954 – 1968), l’Allemagne à l’heure de la Guerre froide, ou encore la révolution en Roumanie (1989) : loin de choisir ses sujets au hasard, Leonard Freed entend, par ses photographies, dénoncer le monde tel qu’il est.

Venez (re)découvrir, à travers le regard singulier d’un photographe majeur du XXe siècle, les évènements qui ont marqué l’histoire contemporaine.

Cette exposition est accompagnée d’un dossier pédagogique et d’un dossier de presse.

Né en 1961 à Bruxelles, Stéphane Mandelbaum produit de façon compulsive dès l’enfance des séries de dessins, dont on retrouve l’essentiel dans cette exposition monographique construite à la manière d’un récit. À l’âge de 25 ans, il est assassiné dans de sombres circonstances par la pègre. « À force », résume l’un des meilleurs spécialistes de son œuvre, « Mandelbaum est devenu ce qu’il mettait sur le papier ».

On peut lire l’œuvre iconoclaste de Stéphane Mandelbaum comme le journal intime d’un artiste, qui, d’une part se crée en personnage romanesque, et d’autre part suit une quête d’identité porté par son héritage juif.

Pêle-mêle de destins entrelacés (il se passionne pour Pasolini, Bacon, Rimbaud), d’images projetées (l’écriture yiddish le fascine) mais aussi confrontés au réel (les braquages du milieu belge), les dessins de Mandelbaum posent un imaginaire sur le papier, et laissent cours à une large part d’aléatoire dans le processus artistique. Il en résulte un travail expressionniste et ambigu et dont se détache une forte volonté d’offenser.

Après le Centre Georges Pompidou à Paris, le Musée Juif de Belgique aura le plaisir d’accueillir cette exposition du 14 juin au 22 septembre 2019.

Crédits photos : ® Isabelle Arthuis

Art on Paper inaugure sa première Brussels Drawing Week et nous sommes fiers d’y participer!

Dès le  22 octobre, nous invitons le Art et Marges musée à prendre possession de nos espaces. Sous forme de carte blanche, Art et Marges présentera un choix de dessins sensibles d’artistes emblématiques, sélectionnés parmi les quelques 3500 pièces d’art brut et apparenté de ses collections.

© Yassir Amazine, Coll. Art et marges musée

Comment naissent les super-héros? À travers plus de deux cents oeuvres, l’exposition ‘Superheroes Never Die. Comics and Jewish Memories’ raconte comment la bande dessinée américaine s’entremêle, depuis ses débuts et jusqu’à aujourd’hui, aux tumultes de l’Histoire.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, une génération de dessinateurs juifs américains, si soucieux de s’intégrer qu’ils dissimulent leurs patronymes aux consonances étrangères, donnent naissance aux plus célèbres super-héros : Batman, Superman, Captain America, ou Spiderman. Près d’un siècle plus tard, les super-héros restent des figures centrales de nos cultures contemporaines. Si les causes qu’ils défendent ont changé, les questions d’identité et d’intégration, déjà abordées dans les années 1930, s’y lisent encore. Parce qu’une société en crise a toujours besoin de super-héros.

Cette exposition a été produite en partenariat avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme Paris et le Joods Historisch Museum Amsterdam.

Le Musée juif de Belgique revisite ses collections!

À travers une sélection parmi les pièces les plus emblématiques de ses collections, le Musée Juif de Belgique vous invite à découvrir les rites et célébrations rythmant l’année juive. À la fois particuliers et universels, ces rites permettent de marquer les moments importants de la vie, tout en établissant un lien au sein d’une collectivité ainsi qu’avec le sacré. Tout au long du parcours, les visiteurs découvrent également les traditions musicales, venant d’Orient comme d’Occident, qui sont rattachées à ces rites.

Le Musée Juif de Belgique présente « Horizontal Mattress », une exposition de l’artiste israélienne Aviv Szabs.

La jeune plasticienne (1992) développe ici une création inédite, dans le contexte d’un projet initié il y a trois ans à Tel Aviv. Tout part d’une vision presque banale : un matelas jauni par le temps, abandonné dans la rue au milieu des ordures. Une image qui soudainement la bouleverse et l’interpelle. Que va devenir cet objet qui a abrité l’intimité ? C’est le début d’une enquête au cœur de la matière usée et orpheline, qu’elle questionne et réhabilite jusqu’à l’obsession. Une œuvre à mi-chemin entre installation et performance, qui nous invite à penser le matelas, élément matériel de notre quotidien, comme objet organique, porteur de mémoire et de lien.

Au voleur! 

Un objet d’une valeur inestimable a disparu d’une des vitrines de l’exposition! A sa place, une lettre a été trouvée. Elle t’est personnellement adressée. Elle est signée par « Maître Mystère », un voleur hors pair qui se dit insaisissable. Il te lance un défi pour tester ton esprit de déduction et vérifier si tu es un détective aussi bon que tout le monde le prétend. 

Chaque salle détient une énigme à résoudre dont la réponse te révèlera un objet sur lequel Maître Mystère a laissé ses empreintes. A la fin de ton enquête, tu auras récolté les preuves qui te permettront d’éliminer les suspects et confondre le coupable!

Un témoin inattendu!

Les salles du Musée abrite un golem, une créature mystérieuse que personne ne voit mais qui elle a tout vu! Il sera ton complice tout au long de l’enquête et te donnera  un indice supplémentaire pour confirmer si ton intuition est la bonne.

Dans la grande salle au 2e étage, jadis salle des fêtes de l’école allemande installée dans ce bâtiment jusqu’en 1918, nous vous proposons une sélection d’œuvres d’artistes juifs de Belgique, issues des collections de notre musée.

Le parcours de ces artistes s’inscrit dans l’histoire de Bruxelles, de la Belgique et dans celle des Juifs d’Europe. Chaque artiste  incarne un destin et une expérience de l’histoire traduits dans les œuvres exposées ici. L’immigration, l’image de soi, l’exil, la disparition de la famille dans la tourmente de la guerre, la mémoire de la Shoah… s’y lisent de manière douloureuse et singulière.

La présentation, chronologique, débute par un tableau de Kurt Peiser du début du 20siècle représentant un Juif dans un paysage urbain. Elle s’achève par une œuvre monumentale de Sarah Kaliski datant de 1995 qui évoque l’humiliation infligée aux Juifs de Vienne en 1938.