Plus de 180 nationalités se côtoient aujourd’hui à Bruxelles. Au-delà des chiffres, chacun de ces émigrés a son histoire, son parcours, ses espoirs.

Depuis 1830, différentes vagues d’émigration se sont succédé. Pourquoi ces femmes et ces hommes ont-ils quitté leur pays ? Bruxelles a-t-elle été, pour eux, une terre d’accueil ?

Cette exposition raconte comment la capitale belge s’est peu à peu transformée en « ville-monde ». Elle retrace sur près de deux siècles le parcours de ces étrangers installés à Bruxelles pour quelques mois ou pour toujours, à travers les objets qu’ils ont emportés avec eux, leurs témoignages personnels ou leurs photographies de famille.

Outre ce volet historique, « Bruxelles, terre d’accueil ? » présente le travail de Kika Nicolela, Thomas Israël, DK Ange, Nadia Berriche, Thomas Marchal, Christopher de Béthune, le collectif Farm Prof, In Your Box Project, Ilyas Essadek et Herman Bertiau, artistes basés à Bruxelles (photographes, street artists, sculpteurs, vidéastes) qui abordent la question migratoire et la diversité culturelle dans le Bruxelles d’aujourd’hui.

Des projections de films, des performances artistiques participatives, des conférences et des ateliers ponctueront cette exposition organisée par le Musée Juif de Belgique et les Archives de l’Etat et qui a bénéficié du concours du Centre de la Culture Judéo-Marocaine. Elle sera accompagnée d’un numéro spécial de l’Agenda Interculturel réalisé par le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle. Cette exposition est trilingue : français, néerlandais et anglais.

Présentant des costumes, dessins, photos et vidéos, le « Chantier Poétique » a été initié par l’artiste bruxellois Stephan Goldrajch au Musée Juif de Belgique à partir de 2015. Son projet fait entrer en résonance histoires fondatrices de la Bible et transformation du bâtiment du Musée.
Ce jeune artiste plasticien, qui s’est associé pour ce projet à la photographe Myriam Rispens, manie différentes disciplines (dessin, crochet, tissage, broderie, couture…). Il vit son travail de créateur comme une réponse à l’impératif de « créer du lien ». Reconstruire des systèmes de parenté entre l’homme et son environnement, et entre des cultures, telle est la gageure de sa démarche plastique et politique.

« Amy Winehouse, un portait de famille » retrace le destin d’une chanteuse unique. À travers ses objets personnels, ses écrits inédits et ses photos de famille, cette exposition raconte la naissance d’une icône de la pop culture, depuis ses aïeuls venus de Biélorussie jusqu’à ses succès sur les scènes de Londres, puis du monde entier. On découvre la passion d’Amy Winehouse pour la musique, la mode, les tatouages, mais aussi son attachement à Londres, à sa famille et à ses racines juives.

Conçue en collaboration avec son frère Alex et sa belle-sœur Riva, cette exposition a été présentée à Londres, San Francisco, Amsterdam ou encore Melbourne. Elle achève son parcours à Bruxelles, avant que les pièces uniques qu’elle présente retournent dans la famille Winehouse.

Découvrez la femme derrière la musique dans une exposition intime et émouvante.

Pour prolonger l’exposition « Leonard Freed. Photographier un monde en désordre », le Musée Juif de Belgique s’associe au Brussels Street Photography Festival (BSPF) et célèbre la ville de Bruxelles!

Du 21 février au 17 mars, découvrez Eyewitness in Brussels, qui présente les photos des 21 finalistes de ce concours de photographies sur Bruxelles. Vous pourrez notamment visiter cette exposition qui met à l’honneur la street photography durant la Museum Night Fever, le samedi 23 février 2019.

Chères visiteuses, chers visiteurs,

Le Musée Juif de Belgique a rouvert ses portes depuis le 19 mai. Afin de garantir la sécurité de tous, certaines mesures sanitaires s’imposent :

  • Le port du masque est obligatoire.
  • Un gel est mis à disposition des visiteurs pour se désinfecter les mains
  • L’achat des tickets se fait via notre billetterie électronique ( https://shop.agenda.brussels/fr/ato/2842 ) ou par bancontact.
  • Le nombre maximum de visiteurs est indiqué dans chaque salle d’exposition.
  • Respecter la distanciation sociale (1m50)
  • Veiller à ne pas toucher les vitrines du musée.

En vous remerciant pour votre compréhension, au plaisir de vous retrouver!

L’équipe du Musée Juif de Belgique

Vernissage de l’exposion « Horizontal Mattress » de l’artiste israélienne Aviv Szabs.

La jeune plasticienne (1992) développe ici une création inédite, dans le contexte d’un projet initié il y a trois ans à Tel Aviv. Tout part d’une vision presque banale : un matelas jauni par le temps, abandonné dans la rue au milieu des ordures. Une image qui soudainement la bouleverse et l’interpelle. Que va devenir cet objet qui a abrité l’intimité ? C’est le début d’une enquête au cœur de la matière usée et orpheline, qu’elle questionne et réhabilite jusqu’à l’obsession. Une œuvre à mi-chemin entre installation et performance, qui nous invite à penser le matelas, élément matériel de notre quotidien, comme objet organique, porteur de mémoire et de lien.

© Aviv Szabs

Le 15 juin dernier, Barbara Cuglietta a rejoint le Musée Juif de Belgique pour y prendre ses fonctions en tant que directrice.

Polytechnicienne de formation, elle a débuté sa carrière dans la finance internationale entre Bruxelles, New York et Londres. Initiée à l’histoire de l’Art Moderne à la Central St Martin School of London, elle s’est progressivement spécialisée dans l’art contemporain. En 2010, elle co-fonde et dirige la galerie VidalCuglietta à Bruxelles, représentant ainsi une sélection d’artistes émergents nationaux et internationaux. En 2014, elle est nommée directrice adjointe de l’École Nationale Supérieure des Arts de la Cambre, puis assure le rôle de directrice de la galerie Gladstone à Bruxelles en 2017. En complément de ces activités, elle a réalisé plusieurs missions curatoriales et de conseil en Belgique et à l’étranger.

Le Conseil d’Administration et toute l’équipe du Musée se réjouissent de cette nomination. Saluons cette nouvelle arrivée qui engagera le Musée dans de nouvelles perspectives et d’autres défis.

Ce prix récompense le Musée Juif de Belgique pour l’ensemble de son œuvre en faveur du devoir de mémoire et de la promotion des valeurs d’ouverture pour un dialogue interculturel apaisé et constructif.

Depuis 2015, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décerne chaque année un prix de la Démocratie et des Droits de l’Homme. Son principal objectif est de valoriser une réalisation spécifique s’inscrivant dans le cadre de l’Organisation Mondiale de la Francophonie et des valeurs qu’elle défend en matière de promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme. Il s’agit également, pour le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d’aller plus loin dans son ouverture à la société civile et aux citoyens.

Résolument ancré dans le présent, le Musée Juif de Belgique est un lieu culturel et artistique vivant, dynamique, pluridisciplinaire. Il est emmené par une équipe qui porte haut les valeurs d’ouverture avec audace et modernité et dont l’objectif est de promouvoir la connaissance et la compréhension de l’histoire, de la religion et des cultures juives. Ce travail se construit autour des trois missions principales du musée qui sont : la conservation du patrimoine juif de Belgique, les expositions temporaires en écho à des sujets d’actualité et les activités éducatives à destination des publics scolaires.

À propos de Kurt Lewy

Peintre, émailleur et illustrateur, Kurt Lewy (1898 – 1963) est né à Essen (Allemagne), où il enseigne les techniques graphiques à la Folkwang Schule de 1929 à 1933. Dès l’avènement du nazisme, cet artiste juif est destitué de ses fonctions. Deux ans plus tard, il fuit l’Allemagne hitlérienne pour s’installer à Bruxelles.

Incarcéré comme sujet ennemi par les autorités belges en mai 1940, Kurt Lewy est interné dans les camps de Saint-Cyprien et de Gurs. En 1942, il parvient à s’évader et revient à Bruxelles, où il se cache durant une vingtaine de mois. En juin 1944, il est arrêté par les nazis, qui l’internent à Malines jusqu’à la Libération.

Après la Seconde Guerre mondiale, Kurt Lewy renonce aux thèmes figuratifs qui guidaient jusqu’alors sa production, marquée à ses débuts par l’expressionnisme allemand. Il se tourne vers l’abstraction, qu’il explorera jusqu’à son décès. Soucieuse d’« éliminer le superflu, l’éphémère, le chaotique », sa recherche géométrique le dégage des angoisses que lui avaient causés le cauchemar de la guerre comme son isolement d’émigré.

L’exposition

S’appuyant sur le patrimoine du Musée Juif de Belgique, mais aussi sur des œuvres de la galerie anversoise Callewaert-Vanlangendonck, cette exposition sort de l’ombre une figure incontournable, mais aujourd’hui tombée dans l’oubli, de la peinture belge d’après-guerre. S’y révèle une œuvre qui, saisissant précipité de l’évolution dès l’histoire de l’art au 20e siècle, montre un chemin qui part de la figuration pour aboutir à l’abstraction.

Cette exposition est organisée en partenariat avec la galerie Callewaert-Vanlangendonck. À découvrir du 11 septembre 2020 au 7 février 2021 au Musée Juif de Belgique

À propos de l’exposition

L’exposition « L’ Autre, C’est Moi » organisée par le Centre de la Culture Judeo-Marocaine met en lumière la cohabitation millénaire entre communautés juive et musulmane au Maroc. Vous seront dévoilés des objets rituels et une abondante iconographie qui démontrent la convergence des deux cultures et traditions, provenant de la collection Dahan-Hirsch, la plus importante sur l’histoire et la culture des juifs du Maroc. Les visiteurs y découvrent les vues similaires, sans être forcément identiques, qui animent les deux communautés ainsi que les symboles, et leurs nuances, qui émanent des étapes de vie essentielles que sont la naissance, le passage à la vie adulte, le mariage et la mort. Les différences qui s’affirment dans l’éducation des filles et des garçons ne sont pas écartées. A travers cette histoire commune, la volonté de l’exposition est de montrer comment dans les étapes de la vie humaine, chaque communauté a eu à coeur de souligner par ses rites et ses traditions, des marques d’intégration partagées et qui se sont souvent inspirées les unes des autres.