Rencontre Zoom avec Jacques Attali le 24 janvier 2021 à 18h

Lien vers la rencontre : https://zoom.us/j/94006524331

Le 24 janvier 2021, le Musée Juif de Belgique a l’immense plaisir de vous inviter à une rencontre avec Jacques Attali autour de son ouvrage L’année des dupes – Alger, 1943. Ce polytechnicien, énarque, conseiller politique, fondateur de quatre institutions internationales, éditorialiste et même chef d’orchestre est également un auteur au talent incontestable.

« Voici le récit d’un épisode incroyable, trop souvent censuré, de l’histoire de France, de l’histoire de l’Algérie et de celle de la Seconde Guerre mondiale ». Lorsque naît Jacques Attali, le 1er novembre 1943 à Alger, la situation des Juifs d’Algérie est labile. Les lois pétainistes sont discriminantes et semblables à celles appliquées dans le reste de la France à la même époque. Pourtant, l’Algérie est alors libre de toute présence allemande. La souffrance de ces Juifs, victimes de conflits politiques qui ne les concernent pas, pousse des familles entières à immigrer en France suite à la révolution. Ces parcours nous aident à comprendre l’histoire contemporaine et à questionner les notions d’identité, de nation et de citoyenneté.

La discussion sera animée par Simone Süsskind, ancienne Présidente du Centre Communautaire Laïc Juif, fondatrice de Actions in the Mediterranean, ancienne Députée bruxelloise et sénatrice fédérale.

Veuillez trouver ici les dossiers pédagogiques de nos workshops et activités liées aux expositions.

  • Dossier pédagogique des workshops « Let’s meet a Jew« : Télécharger
  • Dossier pédagogique sur l’exposition temporaire « Kurt LewyToward Abstraction » : Télécharger
  • Dossier pédagogique de l’exposition temporaire « Super Heroes Never Die » (2019-2020) : Télécharger
  • Dossier pédagogique de l’exposition permanente « Traditions« : Télécharger
  • Dossier pédagogique de l’exposition permanente « L’autre c’est moi » : Télécharger

PROLONGÉE JUSQU’AU 25 AVRIL 2021

Home constitue la première rétrospective consacrée au travail d’Assaf Shoshan (°1973), photographe et vidéaste qui vit et travaille entre Paris et Tel Aviv. Cette exposition inédite retrace le fil d’une œuvre sensible et engagée, réalisée sur une dizaine d’années entre le Moyen-Orient et l’Europe, avec l’Afrique en toile de fond. Formé à la philosophie, avant de se consacrer à la photographie, Shoshan sonde inlassablement le monde, à travers les notions de territoire, d’identité et d’appartenance, au-delà des frontières tangibles. Habitée par le thème du déracinement, son œuvre porte un regard subtil et délicat sur une humanité en errance.

Ses paysages et ses portraits évoquent une attente ancestrale, dénuée de mélancolie. Son approche empathique, à la fois documentaire et autobiographique, donne naissance à des images énigmatiques à mi-chemin entre réalité et fiction. En mettant en perspective la réalité des exilés d’aujourd’hui, Shoshan évoque en filigrane l’histoire du peuple juif, traversé par l’exode et les questions de l’abandon et de l’acceptation. Mais son obsession pour le thème de l’exil rejoint aussi sa propre histoire: appartenant à la troisième génération d’exilés juifs installés en Israël, ayant lui-même fait le choix d’aller vivre dans un pays étranger, Shoshan est intimement travaillé par la question de l’attachement à un lieu. À partir de l’expérience d’un sentiment d’étrangeté, l’artiste israélien déploie une œuvre visuelle unique. Il invente une poétique de la clandestinité, impulsée par cette interrogation: à quel territoire se vouer dans un monde aux contours flous?

À découvrir du 7 octobre 2020 au 25 avril 2021 au Musée Juif de Belgique.

PROLONGÉE JUSQU’AU 18 AVRIL 2021

À propos de Kurt Lewy

Peintre, émailleur et illustrateur, Kurt Lewy (1898 – 1963) est né à Essen (Allemagne), où il enseigne les techniques graphiques à la Folkwang Schule de 1929 à 1933. Dès l’avènement du nazisme, cet artiste juif est destitué de ses fonctions. Deux ans plus tard, il fuit l’Allemagne hitlérienne pour s’installer à Bruxelles.

Incarcéré comme sujet ennemi par les autorités belges en mai 1940, Kurt Lewy est interné dans les camps de Saint-Cyprien et de Gurs. En 1942, il parvient à s’évader et revient à Bruxelles, où il se cache durant une vingtaine de mois. En juin 1944, il est arrêté par les nazis, qui l’internent à Malines jusqu’à la Libération.

Après la Seconde Guerre mondiale, Kurt Lewy renonce aux thèmes figuratifs qui guidaient jusqu’alors sa production, marquée à ses débuts par l’expressionnisme allemand. Il se tourne vers l’abstraction, qu’il explorera jusqu’à son décès. Soucieuse d’« éliminer le superflu, l’éphémère, le chaotique », sa recherche géométrique le dégage des angoisses que lui avaient causés le cauchemar de la guerre comme son isolement d’émigré.

L’exposition

S’appuyant sur le patrimoine du Musée Juif de Belgique, mais aussi sur des œuvres de la galerie anversoise Callewaert-Vanlangendonck, cette exposition sort de l’ombre une figure incontournable, mais aujourd’hui tombée dans l’oubli, de la peinture belge d’après-guerre. S’y révèle une œuvre qui, saisissant précipité de l’évolution dès l’histoire de l’art au 20e siècle, montre un chemin qui part de la figuration pour aboutir à l’abstraction.

Cette exposition est organisée en partenariat avec la galerie Callewaert-Vanlangendonck. À découvrir du 11 septembre 2020 au 18 avril 2021 au Musée Juif de Belgique

Dans la grande salle au 2e étage, jadis salle des fêtes de l’école allemande installée dans ce bâtiment jusqu’en 1918, nous vous proposons une sélection d’œuvres d’artistes juifs de Belgique, issues des collections de notre musée.

Le parcours de ces artistes s’inscrit dans l’histoire de Bruxelles, de la Belgique et dans celle des Juifs d’Europe. Chaque artiste  incarne un destin et une expérience de l’histoire traduits dans les œuvres exposées ici. L’immigration, l’image de soi, l’exil, la disparition de la famille dans la tourmente de la guerre, la mémoire de la Shoah… s’y lisent de manière douloureuse et singulière.

La présentation, chronologique, débute par un tableau de Kurt Peiser du début du 20siècle représentant un Juif dans un paysage urbain. Elle s’achève par une œuvre monumentale de Sarah Kaliski datant de 1995 qui évoque l’humiliation infligée aux Juifs de Vienne en 1938.

Au cours d’une quête familiale avec lettres secrètes, défis et travaux pratiques, vous découvrirez ce qui, dans un passé lointain, fait qu’aujourd’hui les Juifs célèbrent Pourim.
Suivez les traces, déchiffrez les codes, faufilez-vous dans toutes nos salles et découvrez quel personnage secret vous étiez tout au long de l’histoire. À la fin, vous célébrerez vous-même Pourim, vous pourrez crier et hurler dans le musée et poser dans notre coin à selfies.
N’oubliez pas d’amener un ou deux parents ! Ils vous seront indispensables pour avancer dans votre aventure.

© Musée Juif de Belgique

Pendant la Krokuskriebelsweek, nous accueillons les familles dans notre musée et leur déroulons le tapis rouge. ! Découvrez le programme complet de Krokuskriebels.

Das Jüdische Museum von Belgien sucht …

für seine pädagogische Abteilung eine deutschsprachige Kraft, die sich für jüdische Kultur und Religion interessiert. Die Tätigkeit umfasst die Animation von Workshops und Führungen durch Ausstellungen des Museums. 

Einstellung ab Januar 2021 für eine erste Einarbeitungsphase und Einsatz je nach Bedarfslage. 

Was von Ihnen erwartet wird:

  • Deutsch ist Ihre Muttersprache.
  • Sie bringen ein fundiertes Basiswissen über das Judentum mit. 
  • Sie sind flexibel und haben eine freundliche Ausstrahlung. 
  • Und Sie können sich zudem gut artikulieren. 

Bezahlung via SMART, „contrat de bénévolat“ oder Rechnung.Kontakt: Janne Klügling j.klugling@mjb-jmb.org

Rencontre Zoom avec Philippe Sands le 10 décembre 2020 à 19h

Pour célébrer la Journée mondiale des droits de l’homme, le 10 décembre 2020 prochain, le Musée Juif de Belgique a l’immense plaisir de vous inviter à une rencontre avec Philippe Sands, avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme et professeur de droit au University College de Londres.

Philippe Sands est l’auteur de “Retour à Lemberg” (2017, Albin Michel), une enquête passionnante sur les deux juristes juifs, Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, qui jouèrent un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et à qui nous devons les concepts de « crime contre l’humanité » et de « génocide ».

Après ce succès retentissant, il signe en 2020 “La filière” (Albin Michel), dans lequel il poursuit son enquête sur le génocide des juifs en Galicie. Dans ce dernier ouvrage, Sands s’immisce dans l’intimité d’une famille nazie, celle d’Otto von Wächter, SS gouverneur de Galicie en 1942, et tente d’élucider la façon dont ce dignitaire a pu bénéficier de protections et se réfugier à Rome jusqu’à sa mort en 1949 et échapper ainsi au procès de Nuremberg.

Modératrice : Barbara Cuglietta, directrice du Musée Juif de Belgique

© Writer Pictures : Leemage : Editions Albin Michel

Le projet Let’s meet a Jew a été conçu avec l’expertise du CEJI (Une contribution juive pour une Europe inclusive). Le projet consiste en quatre workshops visant tout particulièrement les publics fragilisés. Les participant.e.s sont divisé.e.s en petits groupes et l’animateur.trice leur propose des images dont ils.elles doivent essayer de comprendre le sens. Ensuite, ils reçoivent les textes correspondants qu’ils présentent devant les autres. Une discussion est lancée sur leur compréhension du sujet et les liens qu’il est possibl de tisser avec d’autres cultures et religions. La mise en parallèle et l’éveil à la curiosité font partie de tous ses workshops. A travers des objets, des saveurs typiques, des langues et chansons juives, les participant.e.s découvrent « l’Autre », via la perspective de leurs propres connaissances et vécus.

L’ABC du Judaïsme (8 à 99 ans)

L’activité ABC du Judaïsme amène les jeunes (et moins jeunes) à identifier et découvrir les rituels et pratiques qui peuvent faire partie des évènements de la vie d’un juif ou d’une famille juive. L’accent est placé sur les points communs entre l’identité sociale, culturelle ou religieuse des élèves – quelle que soit leur origine – et les rites étudiés dans cette activité. L’objectif est de créer des ponts entre les « uns » et les « autres ».

En route avec le Golem (6 à 12 ans)

Ce workshop propose aux plus petits de découvrir les différentes fêtes, rites et légendes juives. Guidé.e.s par le Golem du muséen ils/elles seront introduit.e.s à l’alphabet  hébreux, feront une mise en scène de trois fêtes joyeuses du Judaïsme avec l’aides de marionnettes et découvriront les significations des rites juifs. Le but de ces activités est la rencontre avec une autre culture, créer des ponts entre les rites et fêtes connus des enfants et ceux du Judaïsme. L’accent est mis sur leur imagination afin de mieux se les approprier et pouvoir confronter leurs significations aux savoirs de l’animateur.trice afin d’intégrer au mieux cet apprentissage.

Mythes et Stéréotypes (12 à 99 ans)

Cette activités propose aux jeunes d’analyser plusieurs mythes et stéréotypes liés aux Juifs. On traitera notamment des théories conspirationnistes et complotistes. L’idée est de comprendre pourquoi ces mythes existent, de les déconstruire, afin de pouvoir les contester de façon proactive lorsqu’ils apparaissent. Les jeunes découvriront les différences qui existent entre les mythes et les faits. De plus, ils développeront des stratégies pour les contrecarrer. Il s’agit véritablement de renforcer leur résilience aux idéologies radicales et de développer leur esprit critique. Pour favoriser la prise de conscience de l’étendue des préjugés et stéréotypes, l’animateur.trice fait régulièrement réagir les participant.e.s à partir de leur propre vécu familial ou personnel.

Rites de passage d’ici et d’ailleurs (8 à 99 ans)

Les participant.e.s sont invité.e.s à définir ensemble la notion de rites de passage. Ils/elles travaillent ensuite en sous-groupe sur base de photos. Les rites de passage sélectionnés sont issus de pratiques de différents groupes culturels, religieux ou non. Différentes questions sont posées pour que chacun.e s’interroge sur le sens du rite et identifie les points communs avec ceux qu’il/elle connait. Une fiche explicative complète les réflexions et aide à la préparation de la présentation du sous-groupe d’un rite choisi. Les discussions en sous-groupe ou en grand groupe élargissent l’éventail des connaissances et mettent en débat les positions. Une visite de la salle « rites de passage » de l’exposition Traditions illustre à travers l’exemple du judaïsme les propos généraux développés durant l’atelier.

Infos pratiques

  • Durée d’un workshop : 2h
  • Gratuit pour les écoles 
  • Les workshops peuvent être organisés du mardi au dimanche de 10:00 à 17:00 h (18h le week-end)

Formulaire de réservation

Le nombre de participants est limité à 20 élèves. Le nombre ne doit toutefois pas freiner la participation, n’hésitez pas à nous contacter au 02 500 88 30 pour envisager la meilleure organisation. La présence d’un enseignant durant toute la durée du workshop est indispensable. Pour rendre votre visite au Musée juif la plus agréable possible, nous vous demandons de vous présenter à l’accueil 15 minutes à l’avance. Vous aurez ainsi le temps de vous installer et de rencontrer l’animateur. Nous vous invitons également à préparer votre visite au musée en vous appuyant sur notre dossier pédagogique.

Le Musée Juif de Belgique vous propose des visites ciblées sur la découverte artistique tout en s’interrogant sur différentes questions que peuvent se poser les jeunes d’aujourd’hui : l’identité, la migration, l’exil, les préjugés…

A la demande, les guides du musée adaptent la visite guidée aux besoins des cours scolaires. La visite peut être envisagée d’un côté plutôt historique, philosophique ou artistique.

Nos expositions temporaires

Kurt Lewy – Towards Abstraction – 11.09.2020> 07.02.2021

Peintre, émailleur et illustrateur, Kurt Lewy (1898 – 1963) est né à Essen (Allemagne), où il enseigne les techniques graphiques à la Folkwang Schule de 1929 à 1933. Dès l’avènement du nazisme, cet artiste juif est destitué de ses fonctions. Deux ans plus tard, il fuit l’Allemagne hitlérienne pour s’installer à Bruxelles.

Incarcéré comme sujet ennemi par les autorités belges en mai 1940, Kurt Lewy est interné dans les camps de Saint-Cyprien et de Gurs. En 1942, il parvient à s’évader et revient à Bruxelles, où il se cache durant une vingtaine de mois. En juin 1944, il est arrêté par les nazis, qui l’internent à Malines jusqu’à la Libération.

Après la Seconde Guerre mondiale, Kurt Lewy renonce aux thèmes figuratifs qui guidaient jusqu’alors sa production, marquée à ses débuts par l’expressionnisme allemand. Il se tourne vers l’abstraction, qu’il explorera jusqu’à son décès. Soucieuse d’ « éliminer le superflu, l’éphémère, le chaotique », sa recherche géométrique le dégage des angoisses que lui avaient causés le cauchemar de la guerre comme son isolement d’émigré.

S’appuyant sur le patrimoine du Musée Juif de Belgique, mais aussi sur des œuvres de la galerie anversoise Callewaert-Vanlangendonck, cette exposition sort de l’ombre une figure incontournable, mais aujourd’hui tombée dans l’oubli, de la peinture belge d’après-guerre. S’y révèle une œuvre qui, saisissant précipité de l’évolution dès l’histoire de l’art au 20e siècle, montre un chemin qui part de la figuration pour aboutir à l’abstraction.

« L’œuvre de Kurt Lewy est toute de réflexion et d’intelligence qui rappelle avec beaucoup de gravité que la peinture, pour non figurative  qu’elle se soit affirmée, n’est pas nécessairement parente de la gratuité du geste, de la pensée absente. Au-delà des rigueurs de la composition dont les formes s’agencent avec des volontés souvent frémissantes, le témoignage d’une sensibilité pudiquement retenue se déclare par les ouvertures aménagées entre les intentions du peintre et les sentiments du spectateur » — Jacques Meuris, 1962

Cette exposition est organisée en partenariat avec la galerie Callewaert-Vanlangendonck.

Formulaire de réservation

Assaf Shoshan – Home – 07.10.2020> 21.02.2021

‘J’ai grandi dans un village du Sinaï qui n’existe plus. J’ai réalisé plusieurs séries de portraits, de paysages et de vidéos en Israël et dans les Territoires palestiniens. Dans mon travail, j’essaie de questionner l’étrange situation politique et la vie quotidienne des habitants d’une société au bord du gouffre.
Je ne fais pas de photos de guerre. Mon travail ne parle jamais directement du conflit qui sévit ici depuis 100 ans. Mais l’inquiétude, l’attente, l’absence liées à cette guerre sont toujours mystérieusement présentes. J’interroge les questions d’identité et d’appartenance, le sentiment d’étrangeté. Mon regard est influencé par ma propre histoire de petit-fils d’immigrés et de réfugiés qui a fait lui-même le choix d’aller vivre dans un pays étranger. Ce qui m’intéresse, c’est de montrer la fragilité de la vie en Israël aujourd’hui et la dimension provisoire, temporaire de la condition humaine’.

Création originale, cette exposition constitue la première rétrospective consacrée au travail Assaf Shoshan (°1973), photographe et vidéaste qui vit et travaille entre Paris et Tel-Aviv. Du Moyen Orient à l’Europe, avec l’Afrique en filigrane, Assaf Shoshan interroge un monde où les frontières apparaissent et disparaissent sans fin, un monde où le temps est ressenti différemment. Ses portraits et ses paysages révèlent une atmosphère énigmatique, nimbée de mystère et d’irréel. Entre réalité et fiction, l’œuvre d’Assaf Shoshan est empreinte d’une portée poétique, contemplative mais également fortement politique. Elle s’ouvre sur une dimension humaine fondamentale : la quête d’identité, le sentiment de l’exil et de l’appartenance.

Formulaire de réservation

Nos expositions permanentes

Traditions. Un regard sur nos collections

À travers une sélection parmi les pièces les plus emblématiques de ses collections, le Musée Juif de Belgique vous invite à découvrir les rites et célébrations rythmant l’année juive. À la fois particuliers et universels, ces rites permettent de marquer les moments importants de la vie, tout en établissant un lien au sein d’une collectivité ainsi qu’avec le sacré. Tout au long du parcours, les visiteurs découvrent également les traditions musicales, venant d’Orient comme d’Occident, qui sont rattachées à ces rites.

Dans la grande salle au 2e étage, jadis salle des fêtes de l’école allemande installée dans ce bâtiment jusqu’en 1918, nous vous proposons une sélection d’œuvres d’artistes juifs de Belgique, issues des collections de notre musée.

Le parcours de ces artistes s’inscrit dans l’histoire de Bruxelles, de la Belgique et dans celle des Juifs d’Europe. Chaque artiste incarne un destin et une expérience de l’histoire traduits dans les œuvres exposées ici. L’immigration, l’image de soi, l’exil, la disparition de la famille dans la tourmente de la guerre, la mémoire de la Shoah… s’y lisent de manière poignante et singulière.

La présentation, chronologique, débute par un tableau de Kurt Peiser du début du 20e siècle représentant un Juif dans un paysage urbain. Elle s’achève par une œuvre monumentale de Sarah Kaliski, datant de 1995, qui évoque l’humiliation infligée aux Juifs de Vienne en 1938.

Formulaire de réservation

L’Autre, c’est moi

L’exposition « L’ Autre, C’est Moi » organisée par le Centre de la Culture Judéo-Marocaine met en lumière la cohabitation millénaire entre communautés juive et musulmane au Maroc. Vous seront dévoilés des objets rituels et une abondante iconographie qui démontrent la convergence des deux cultures et traditions, provenant de la collection Dahan-Hirsch, la plus importante sur l’histoire et la culture des juifs du Maroc. Les visiteurs y découvrent les vues similaires, sans être forcément identiques, qui animent les deux communautés ainsi que les symboles, et leurs nuances, qui émanent des étapes de vie essentielles que sont la naissance, le passage à la vie adulte, le mariage et la mort. Les différences qui s’affirment dans l’éducation des filles et des garçons ne sont pas écartées. A travers cette histoire commune, la volonté de l’exposition est de montrer comment dans les étapes de la vie humaine, chaque communauté a eu à coeur de souligner par ses rites et ses traditions, des marques d’intégration partagées et qui se sont souvent inspirées les unes des autres.

Formulaire de réservation

Assaf Shoshan : Aiguiser son regard critique 

En parallèle à l’exposition « Home » du photographe Assaf Shoshan, nous vous proposons un atelier de débat philosophique qui invite les élèves, à partir des photographies de l’artiste, à ouvrir une discussion plus large et sans tabou sur les thèmes de l’identité, de la migration et de l’attachement à un territoire.

En pratique

Créer, à la manière de Kurt Lewy 

Cet atelier créatif propose de découvrir la vie de Kurt Lewy et son œuvre afin de sensibiliser les élèves à l’art abstrait et à l’art comme vecteur d’histoire et de mémoire. Ils joueront avec les couleurs et formes pour explorer un de leurs souvenirs et l’exprimer à travers le dessin.

En pratique

La Grande Synagogue de Bruxelles, construite en 1878, est le témoin de la volonté d’intégration de la communauté juive dans cette ville. De style romano-byzantin, elle révèle par sa construction et sa décoration, les aspirations de cette communauté. Une occasion de découvrir un patrimoine architectural et religieux unique, tout en se plongeant dans l’histoire culturelle de l’époque.