Regards croisés sur l’exposition Home, avec le rabbin Delphine Horvilleur et l’artiste Assaf Shoshan

Le 20.04.21 à 19h30 sur Zoom

Inscriptions jusqu’au 18 avril au plus tard.

Le 4 novembre 1995, deux amis assistent avec douleur à l’assassinat de Yitzhak Rabin qui tombe sous les balles d’un jeune homme opposé au processus de paix israélo-palestinien. Le rabbin Delphine Horvilleur et Assaf Shoshan ne sont alors encore que deux étudiants et cet événement va bouleverser leur rapport avec la terre d’Israël. Violemment arrachés à un idéal naïf de gauche pacifique, tous deux se retrouvent comme orphelins d’un pays qu’ils reconnaissent plus. Ils décident chacun de poursuivre leur chemin autre part, de chercher une terre d’accueil où plonger leurs racines et construire leur identité, leur foyer. Entre abandon et acception, attachement et exil, déracinement et reconstruction, ils nous racontent leur histoire à travers les œuvres de l’exposition Home.

Delphine Horvilleur est rabbin et écrivain. Ordonnée rabbin au Hebrew Union College à New York en 2008, elle est depuis lors rabbin de la communauté JEM à Paris. Elle est également directrice de la rédaction de la revue Tenou’a et anime les Ateliers Tenou’a, moments d’étude et de dialogue qui réunissent des centaines de personnes chaque mois. Elle est, notamment l’auteure de Vivre avec nos morts (Grasset, 2021), Réflexion sur la question antisémite (Grasset, 2019), Comment les rabbins font des enfants; Sexe, transmission, identité dans le judaïsme (Grasset, 2015).

Assaf Shoshan (né en 1973 à Jérusalem, vit et travaille entre Paris et Tel Aviv). Photographe et vidéaste, Assaf Shoshan interroge un monde où les frontières apparaissent et disparaissent sans fin, un monde où le temps est ressenti différemment. Entre réalité et fiction, l’œuvre d’Assaf Shoshan est empreinte d’une portée poétique, contemplative mais également fortement politique. Elle s’ouvre sur une dimension humaine fondamentale : la quête d’identité, le sentiment de l’exil et de l’appartenance. Il est nominé de l’édition du Prix Elysée 2020-2022 pour son œuvre Ten Years of Solitude (2019).

La rencontre sera animée par Barbara Cuglietta, directrice du Musée Juif de Belgique

Delphine Horvilleur © Patrice Normand

Sous l’impulsion de la Ville de Bruxelles et l’Echevine de la Culture, du Tourisme et des Grands événements Delphine Houba, le Musée Juif de Belgique ainsi que 21 autres musées ouvrent leurs portes gratuitement pour les étudiants de l’enseignement supérieur pendant les vacances de Pâques. Objectif : répondre à l’isolement des jeunes en leur proposant sans débourser un euro, de profiter des riches collections et des expositions des musées de la ville.

Pour planifier sa visite, réserver un ticket à 0€ via notre billetterie en ligne (sur présentation de la carte d’étudiant)
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PROLONGÉE JUSQU’AU 25 AVRIL 2021

Home constitue la première rétrospective consacrée au travail d’Assaf Shoshan (°1973), photographe et vidéaste qui vit et travaille entre Paris et Tel Aviv. Cette exposition inédite retrace le fil d’une œuvre sensible et engagée, réalisée sur une dizaine d’années entre le Moyen-Orient et l’Europe, avec l’Afrique en toile de fond. Formé à la philosophie, avant de se consacrer à la photographie, Shoshan sonde inlassablement le monde, à travers les notions de territoire, d’identité et d’appartenance, au-delà des frontières tangibles. Habitée par le thème du déracinement, son œuvre porte un regard subtil et délicat sur une humanité en errance.

Ses paysages et ses portraits évoquent une attente ancestrale, dénuée de mélancolie. Son approche empathique, à la fois documentaire et autobiographique, donne naissance à des images énigmatiques à mi-chemin entre réalité et fiction. En mettant en perspective la réalité des exilés d’aujourd’hui, Shoshan évoque en filigrane l’histoire du peuple juif, traversé par l’exode et les questions de l’abandon et de l’acceptation. Mais son obsession pour le thème de l’exil rejoint aussi sa propre histoire: appartenant à la troisième génération d’exilés juifs installés en Israël, ayant lui-même fait le choix d’aller vivre dans un pays étranger, Shoshan est intimement travaillé par la question de l’attachement à un lieu. À partir de l’expérience d’un sentiment d’étrangeté, l’artiste israélien déploie une œuvre visuelle unique. Il invente une poétique de la clandestinité, impulsée par cette interrogation: à quel territoire se vouer dans un monde aux contours flous?

À découvrir du 7 octobre 2020 au 25 avril 2021 au Musée Juif de Belgique.

Les super-héros ont de tous temps fasciné les enfants et les adultes. Leur monde est le reflet de notre société, une sorte de miroir grossissant des hommes dont ils sont une version magnifiée. Leurs aventures, bien que fictives, nous avertissent contre nos propres travers et nous préviennent contre toutes sortes de maux.

Ces héros « surdimensionnés » ont suscité l’intérêt du Lycée Guy Cudell, une école d’enseignement général, technique et professionnel située à Saint-Josse-ten-Noode et fréquentée par des élèves de plus de 45 nationalités différentes. Durant plusieurs mois, les étudiants et leurs enseignants ont exploré le monde des comics books en menant, sur base de l’exposition « Superheroes never die » du Musée Juif de Belgique, le projet « You can’t build the world alone » soutenu par la FWB et le Décret Culture Ecole et Equal Brussels – Région de Bruxelles-Capitale.

La production finale de ce projet est présentée sous la forme d’une nouvelle exposition agrémentée d’une dizaine d’œuvres d’art réalisées par les élèves sous la direction de Samuel Idmtal, artiste spécialiste en street art. À travers une dizaine de portraits et de témoignages poignants, les jeunes créateurs nous proposent leur vision du super-héros. Cette belle initiative pédagogique a mobilisé différentes disciplines (français, histoire, sciences, anglais, éducation artistique, philosophie) et a permis le travail croisé de nombreuses classes, de la 1C à la 7PM.

Sans l’engagement formidable de Sabiha El Youssfi et le service éducatif du musée cette exposition serait devenue un dommage collatéral de la pandémie. Nous sommes fiers de la montrer avec un an de retard pour honorer le travail de tous les élèves qui ont participé.

L’exposition Mathieu Pernot. Something is happening prend comme point de départ un espace-temps aussi précis qu’emblématique : l’île de Lesbos en l’an 2020. Située en mer Égée, à quelques kilomètres des côtes turques, cette île a connu une succession de crises qui en font un carrefour de notre histoire et de notre conscience.

Dans ses photographies de l’île et de ses migrants, Mathieu Pernot interroge non seulement des thèmes comme l’exil, la violence et la solidarité, qui font écho à l’histoire longue des communautés juives, mais aussi sa propre pratique, à travers un récit à plusieurs voix qui inclut des images réalisées par les migrants eux-mêmes.

En prélude à la rétrospective du photographe français Mathieu Pernot, le Musée Juif de Belgique présente à partir du 30 avril une exposition de groupe avec des œuvres d’Armando Andrade Tudela, Marianne Berenhaut, Heidi Bucher, Miriam Cahn, Latifa Echakhch, Sigalit Landau, Alina Szapocznikow, Naama Tsabar et Lawrence Weiner.

Une proposition d’Eloi Boucher en collaboration avec le Musée Juif de Belgique

Ellis Island est « cet étroit banc de sable à l’embouchure de l’Hudson », un îlot face à Manhattan. Il a été l’entrée principale de nombre de communautés arrivant sur le sol américain entre 1892 et 1924. Près de seize millions d’émigrants – majoritairement d’Europe mais aussi de pays arabes – y sont passés en transit et ont été amené à subir toute une série d’examens médicaux et psychologiques, mais aussi à changer d’identité. Georges Perec, écrivain d’origine juive polonaise, nous offre une description minutieuse de ce « non-lieu » dans un texte écrit en 1979. Un lieu utopique où on s’oublie, où le corps et l’identité se transforment, un lieu où on laisse aussi place aux rêves et à l’espoir d’un monde meilleur.

Dans la suite du récit de Perec, l’exposition au Musée Juif de Belgique nous concentre sur la manière dont les artistes contemporains traitent le thème de l’exil et comment ils confrontent le monde en tant que lieu de dispersion, d’enfermement et d’errance. Ellis Island explore le déracinement et l’émigration comme un état mental ou physique, mais aussi comme un « catalyseur » de création où sont mis en œuvre des processus artistiques d’assemblage et de fragmentation.

Naama Tsabar, Melody of Certain Damage #6, 2018 © Dvir Gallery

Tout comme Golem, les familles et leur bulle sociale sont les bienvenues au Musée pendant les vacances de Pâques. Tous les jours (du mardi au dimanche), de 13h à 17h, un.e de nos guides vous accueillera (30 minutes par bulles familiales) pour partager avec vous ses connaissances et répondre à toutes vos questions.

Réservations obligatoires : frievancamp@mjb-jmb.org  

  • Disponible immédiatement
  • Salaire attrayant
  • Avantages extra-légaux
  • CDI Plein temps

Réparations et maintenance des équipements et matériels.

Responsable de l’ouverture et de la fermeture du musée. Avant et après l’entrée et la sortie des visiteurs et de tout le personnel. Activer, désactiver l’alarme du Musée.

Qualités : ponctualité fiabilité, bonne organisation. Être à même de travailler dans l’urgence et de travailler à la résolution des problèmes. Contacts avec services externes de maintenance et de réparation. En rendre compte à la direction du Musée.

Autres qualités : soin et ordre. Mise à disposition et responsabilité de l’atelier et de tous les équipements de réparation et de maintenance.

Le candidat est bricoleur, débrouillard, rapide et à même de travailler en équipe. Cette personne sera sollicitée pour le montage et démontage de matériels tels que tentes, bancs, chaises, échafaudages lors ou en préparation à des vernissages et autres événements accueillant du public.

Bonne présentation car souvent en contact avec le public et visiteurs.

Bonne expression orale en français et/ou néerlandais, bonne connaissance de la deuxième langue.

Nous recherchons une personne enthousiaste et désireuse d’œuvrer au bon déroulement des événements.

La personne sera amenée à faire des achats d’équipements de réparation, peintures, ampoules, etc.

Un permis de conduire B est souhaitable

Conditions ACS : Habiter Bruxelles, être inscrit depuis au moins 6 mois comme demandeur d’emploi inoccupé ou 40 ans, et un jour de chômage complet indemnisé.

Niveau D (CESI) ou E (primaire)

[YouTube Live] Concert de clôture de Joëlle Strauss le 28 février à 18h

Joëlle STRAUSS débute le violon à l’âge de 4 ans ; elle complète ses études musicales par le chant et le piano avant d’obtenir ses diplômes dans les Conservatoires Royaux de Mons et de Bruxelles.  Après une formation classique de haut niveau, son intérêt pour le violon la pousse à se perfectionner dans d’autres styles, tzigane, klezmer, jazz, oriental, auprès des plus grands maîtres. Son cheminement personnel, influencé par ses origines plurielles, ses voyages, ses rencontres, ses expériences multiculturelles, l’amène à développer, aussi bien au violon qu’au chant, un style de jeu unique, très particulier et reconnaissable, empreint d’une grande sensibilité et d’une virtuosité rare. Son éclectisme et sa curiosité la dirigent également vers  l’étude de l’histoire des musiques du monde. 
En effet, passionnée par l’Histoire, elle aime raconter les musiques qu’elle joue et chante. Après de nombreuses recherches et lectures, elle donne actuellement des conférences sur l’histoire du Tango, du Jazz, du Flamenco, du Klezmer, et des musiques d’Europe de l’est. Par sa maîtrise du violon et du chant, Joëlle Strauss défend vigoureusement une culture dans laquelle elle retrouve une partie de ses racines, certes, mais s’emploie surtout à la diffuser en allant à la rencontre des autres, afin que ce patrimoine musical soit reconnu et reprenne vie. 

Concert organisé en collaboration avec la Maison de la Culture Juive. Pour plus de musique, abonnez-vous à leur newsletter!

Table littéraire avec Nathalie Skowronek le 26 février à 18h

Inscrivez-vous jusqu’au 24 février au plus tard : https://bit.ly/3drK9HQ

Librement inspiré du traditionnel « Limmud », How Do You Jew est un forum autour de la vie juive dans toutes ses dimensions, qui aura lieu cette année virtuellement au Musée Juif de Belgique tout le mois de février. Cette édition fait honneur aux femmes avec le choix d’une thématique engagée : sous le signe du slogan « No Women No culture », assurément féministe, How Do You Jew invite cette année à réfléchir plus particulièrement sur l’importance des femmes au sein du judaïsme et de la culture.

Nathalie Skowronek est née à Bruxelles en 1973. Après une agrégation de lettres, elle travaille dans l’édition puis pendant sept ans dans le prêt-à-porter pour femmes. Elle revient à la littérature en 2004 en créant la collection « La Plume et le Pinceau » pour les éditions Complexe. Elle publie son premier roman, Karen et moi (Arléa, 2011), à trente-sept ans, premier volet d’une trilogie familiale qui nous mène des shtetls de Pologne jusqu’au Sentier en passant par Auschwitz. Suivront Max, en apparence (Arléa, 2013) et Un monde sur mesure (Grasset, 2017). En 2015, elle fait paraître un essai, La Shoah de Monsieur Durand (Gallimard, 2015) où elle montre que le devoir de mémoire cesse d’être opérant après 70 ans. La carte des regrets, paru en février 2020 aux éditions Grasset, a obtenu l’European Union Prize for Literature 2020 pour la Belgique.

La rencontre sera animée par Carmela Chergui, éditrice (Éditions Tusitala).

©JF Paga-Grasset

[ZOOM] Rencontre avec Pauline Bebe le 23 février à 18h

Librement inspiré du traditionnel « Limmud », How Do You Jew est un forum autour de la vie juive dans toutes ses dimensions, qui aura lieu cette année virtuellement au Musée Juif de Belgique tout le mois de février. Cette édition fait honneur aux femmes avec le choix d’une thématique engagée :  sous le signe du slogan « No Women No culture », assurément féministe, How Do You Jew invite cette année à réfléchir plus particulièrement sur l’importance des femmes au sein du judaïsme et de la culture.

La pratique rigoriste du judaïsme inclut de nombreuses règles et commandements qui rejaillissent sur nos communautés, au quotidien. L’ensemble de ces lois concernant les droits et devoirs de la femme juive, contrarient les personnes séculaires juives qui les trouvent restrictives et parfois misogynes. D’autre part, les femmes juives traditionnelles soucieuses de garantir la paix familiale, les investissent comme des lois inaliénables et/ou comme une valeur sociale.
Faisons ensemble la part des choses. Quelles sont les lois héritées du Moyen-Âge ou de la Renaissance ? La misogynie dans la tradition est-elle une relique d’un passé révolu, ou bien est-elle une manière d’écarter les femmes de la vie active ?

Pauline Bebe est rabbin de la Communauté Juive Libérale -Ile de France, dans le 11ème arrondissement à Paris. Elle a été ordonnée en 1990 devenant la première femme à être rabbin en France et en Europe continentale après la guerre. Elle est titulaire d’un DEA d’hébreu et d’études juives de l’INALCO. Elle est membre du bureau de l’Association des Rabbins libéraux européens (ERA), du Collège des fondateurs du programme Emouna-l’Amphi des Religions à Sciences-Po Paris, enseigne au Collège des Bernardins et a créé l’Ecole rabbinique de Paris. Elle est auteure de nombreux livres dont « Le cœur au bout des doigts » (Actes Sud), « la Torah pour les Nuls en 50 notions clés » (First), « Saisir le merveilleux dans l’instant » (Le Passeur) et directrice éditoriale de « La torah commentée pour notre temps », H. Fields, (Le Passeur).

Rencontre organisée en collaboration avec la Maison de la Culture Juive. Pour plus de culture juive, abonnez-vous à leur newsletter!