Le Musée Juif de Belgique présente « Horizontal Mattress », une exposition de l’artiste israélienne Aviv Szabs.

La jeune plasticienne (1992) développe ici une création inédite, dans le contexte d’un projet initié il y a trois ans à Tel Aviv. Tout part d’une vision presque banale : un matelas jauni par le temps, abandonné dans la rue au milieu des ordures. Une image qui soudainement la bouleverse et l’interpelle. Que va devenir cet objet qui a abrité l’intimité ? C’est le début d’une enquête au cœur de la matière usée et orpheline, qu’elle questionne et réhabilite jusqu’à l’obsession. Une œuvre à mi-chemin entre installation et performance, qui nous invite à penser le matelas, élément matériel de notre quotidien, comme objet organique, porteur de mémoire et de lien.

Au voleur! 

Un objet d’une valeur inestimable a disparu d’une des vitrines de l’exposition! A sa place, une lettre a été trouvée. Elle t’est personnellement adressée. Elle est signée par « Maître Mystère », un voleur hors pair qui se dit insaisissable. Il te lance un défi pour tester ton esprit de déduction et vérifier si tu es un détective aussi bon que tout le monde le prétend. 

Chaque salle détient une énigme à résoudre dont la réponse te révèlera un objet sur lequel Maître Mystère a laissé ses empreintes. A la fin de ton enquête, tu auras récolté les preuves qui te permettront d’éliminer les suspects et confondre le coupable!

Un témoin inattendu!

Les salles du Musée abrite un golem, une créature mystérieuse que personne ne voit mais qui elle a tout vu! Il sera ton complice tout au long de l’enquête et te donnera  un indice supplémentaire pour confirmer si ton intuition est la bonne.

Dans la grande salle au 2e étage, jadis salle des fêtes de l’école allemande installée dans ce bâtiment jusqu’en 1918, nous vous proposons une sélection d’œuvres d’artistes juifs de Belgique, issues des collections de notre musée.

Le parcours de ces artistes s’inscrit dans l’histoire de Bruxelles, de la Belgique et dans celle des Juifs d’Europe. Chaque artiste  incarne un destin et une expérience de l’histoire traduits dans les œuvres exposées ici. L’immigration, l’image de soi, l’exil, la disparition de la famille dans la tourmente de la guerre, la mémoire de la Shoah… s’y lisent de manière douloureuse et singulière.

La présentation, chronologique, débute par un tableau de Kurt Peiser du début du 20siècle représentant un Juif dans un paysage urbain. Elle s’achève par une œuvre monumentale de Sarah Kaliski datant de 1995 qui évoque l’humiliation infligée aux Juifs de Vienne en 1938.