Stéphane Mandelbaum- 14 juin au 22 septembre 2019

Stéphane Mandelbaum- 14 juin au 22 septembre 2019

STÉPHANE MANDELBAUM :
THE INNER DEMONS OF AN 80’S PROVOCATIVE ARTIST
AU MUSÉE JUIF DE BELGIQUE
Le Musée Juif de Belgique consacre, du 14 juin au 22 septembre 2019, une grande exposition à Stéphane Mandelbaum, mettant en lumière le talent fulgurant de l’artiste postexpressionniste bruxellois, assassiné à 25 ans. À travers une centaine d’oeuvres, pour la plupart des portraits, elle retrace un univers singulier dans lequel se côtoient, entre fiction et réalité, proches, dignitaires nazis, poètes, peintres, cinéastes, prostituées et gangsters.
Dessinateur prodige et figure marquante de la scène bruxelloise des années 1980, son oeuvre unique, iconoclaste et provocatrice, apparaît aujourd’hui étrangement contemporaine.
L’exposition est organisée par le Centre Pompidou, Paris en collaboration avec le Musée Juif de Belgique.
Né à Bruxelles en 1961, Stéphane Mandelbaum appartient à la catégorie des artistes dont l’art et la vie furent intimement mêlés. Fils du peintre et professeur d’art Arié Mandelbaum, il s’oppose très jeune à tout académisme et est rapidement reconnu comme un dessinateur prodige, au talent exceptionnel. À sa mort prématurée en 1986, il laisse une oeuvre considérable, dans laquelle les thèmes violents et fantasmagoriques s’enchevêtrent avec son propre vécu.
Au cours de sa courte carrière, il a créé un univers brut, marqué par un geste spontané et répété, dans lequel il accole aux images des mots, des morceaux de phrases, hachurés, tracés au vif, comme une prolongation du dessin. S’il interroge sa judéité en multipliant les représentations d’un nazisme réinterprété à l’aune des années 1970, il se passionne également pour des figures d’artistes sulfureux auxquelles il s’identifie, Arthur Rimbaud, Francis Bacon, ou Pier Paolo Pasolini parmi d’autres. Plus tard, fasciné par les voyous et la pègre, il réalisera des portraits de prostituées, de proxénètes et de gangsters, plongeant puis se perdant définitivement dans ces mondes interlopes, puisqu’il est retrouvé sauvagement assassiné en 1987.
L’esthétique post-expressionniste de Stéphane Mandelbaum est marquée par la volonté d’offenser. Teintée de sa fin tragique, toute son oeuvre est traversée par ce sentiment d’urgence dont le trait compulsif résonne avec sa trajectoire biographique. Projection sans filtre de son imaginaire, le dessin de Stéphane Mandelbaum apparaît, aujourd’hui, dans sa capacité à échapper à toute catégorie, étrangement contemporain.

 

 

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